L’égalité en quelques mots

L’égalité est une chose compliquée ! Pour en savoir plus sur les relations entre les femmes et les hommes, sur la société et sur les idées reçues qu’on a tous.tes, c’est ici !

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Abus

Il y a abus quand on outrepasse des droits ou des limites. Par exemple : on peut abuser de la confiance de quelqu’un, ou abuser de lui.elle sexuellement. C’est quand on profite d’une situation pour en tirer un avantage sans prendre en compte les désirs/besoins/limites de l’autre.

Agression sexuelle

Une agression sexuelle, c’est quand on subit un contact de nature sexuelle (sur le sexe, les fesses, la poitrine, l’intérieur des cuisses) dont on n’a pas eu envie, et quand l’agresseur a utilisé la menace, la contrainte, la violence ou la surprise. Par exemple, un pote qui t’embrasse « pour rire » lors d’une soirée sans t’avoir demandé avant commet une agression sexuelle. Une main aux fesses, un baiser forcé, un contact non désiré sur la poitrine... tout ça, ce sont des agressions sexuelles. C’est puni par la loi, de peines pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 75000 euros d’amende.
Voir aussi : consentement.

Amour

En théorie, on a le droit d’aimer qui on veut : personne n’a le droit de te dire que quelqu’un n’est pas pour toi, sous prétexte qu’il.elle est trop pauvre, trop riche, trop beau ou belle, trop laid.e, trop loin, d’une religion ou d’une culture différente…

En revanche, la loi prévoit une restriction concernant l’âge des partenaires. En France, la majorité sexuelle est fixée à 15 ans. La loi peut intervenir – en cas de plainte de la part des parents – si une personne majeure sort avec une personne mineure de moins de 15 ans, parce qu’on considère qu’elle peut abuser d’elle. Si la personne majeure a un ascendant, c’est-à-dire si elle exerce une autorité sur son/sa partenaire (professeur.e, animateur/trice, employeur.e...) c’est d’autant plus interdit, et la loi peut intervenir même sans une plainte de la part des parents.

Pour deux personnes mineures qui ont des relations sexuelles, pas de problème.

Tu as le droit d’aimer des personnes de n’importe quel genre, quel que soit ton genre. Personne n’a le droit de te dire quoi que ce soit concernant cette relation.

Asexualité

L’asexualité est une orientation sexuelle. Ça correspond aux personnes qui ne ressentent pas d’attirance sexuelle pour les autres, même si parfois, elles peuvent entretenir des relations romantiques. C’est différent de quelqu’un qui est abstinent : quelqu’un qui s’abstient fait le choix de ne pas avoir de relation sexuelles. Une personne asexuelle n’en a pas envie et n’y peut rien. Elle peut toutefois avoir envie d’entretenir des relations amoureuses quand même, ou faire quelques pratiques sexuelles ; ça dépend des gens ! Peu connue, cette orientation-sexuelle peut être difficile à vivre dans notre société où le sexe est considéré comme une norme.

Si tu connais une personne qui dit ne rien ressentir de sexuel pour personne, ne la juge pas : c’est parfaitement normal. C’est sa vie, à lui ou à elle de décider ce qu’il/elle souhaite faire de son corps. Et si tu es concerné.e, sache que tu as le droit de vivre comme tu l’entends. Personne n’est obligé.e d’avoir des rapports sexuels pour être heureux.se !

Beurette

Originellement, ce mot est le féminin de « Beur », qui signifie « Arabe » ; il désigne le plus souvent une jeune femme maghrébine. On l’emploie aujourd’hui plutôt pour dire « pute », pour désigner une fille qu’on juge vulgaire.

C’est donc un terme à la fois sexiste et raciste.

Bisexualité

La bisexualité, c’est quand on se sent attiré par les femmes et par les hommes. On entend parfois dire que la bisexualité est quelque chose d’anormal, que les bisexuel.le.s sont des « libertin.e.s », des «nymphomanes», des « pervers.es », qu’ils.elles sortent avec plein de gens en même temps, ou que c’est juste une « phase ». C’est absolument faux, bien sûr ! Ça ne veut pas dire que les bisexuel.le.s sortent en même temps avec plein de femmes et d’hommes. Ça veut juste dire que les bisexuel.le.s ont parfois envie de sortir avec des femmes, et parfois avec des hommes.

La bisexualité est une orientation sexuelle parmi les autres, comme l’homosexualite ou l’heterosexualite .

Brimades

Ce sont toutes les formes de comportements agressifs et intimidants que l’on peut faire dans le but de dominer l’autre. Ça relève du harcelement .

Cisgenre

Une personne cisgenre est une personne qui se reconnaît dans le sexe qu’on lui a assigné à la naissance. Pour faire court, une personne ayant des organes sexuels « féminins » qui se reconnaît femme est cisgenre. Une personne avec un pénis qui se sent homme est cisgenre. C’est ce qui est considéré comme la norme.

Le truc, c’est qu’en réalité c’est un peu plus compliqué que ça. Il y a beaucoup de gens qui ne se reconnaissent pas dans le genre qui leur est assigné à la naissance. Il y a des gens avec des pénis qui se sentent femme et des personnes avec des vagins qui se sentent homme : on dit qu’ils.elles sont transgenres. Il y a aussi des personnes qui ne se sentent ni hommes ni femmes (personnes agenres), et des gens qui se sentent les deux à la fois, selon les moments (personnes genderfluid). Il existe aussi d’autres possibilités !

Quoi qu’on en pense, l’identite-de-genre des personnes est réelle. C’est quelque chose qui n’est pas discutable. Si quelqu’un t’en parle, le moins que tu puisses faire est de le/la croire et de respecter son identité. Si tout le monde n’est pas au courant de l’identité de genre de cette personne et qu’elle ne souhaite pas en parler aux autres, ne le dis pas non plus : laisse-la l’annoncer comme elle l’entend.

Clitoris

Le clitoris, c’est un organe situé au niveau de la vulve. Il comporte une partie externe, assez petite, et une partie interne, plus grande. Il permet aux femmes de prendre du plaisir lorsqu’il est stimulé. Il joue un grand rôle dans l’orgasme.

Coming out

On fait son coming out quand on annonce à son entourage son orientation-sexuelle et/ou son identite-de-genre. Comme la société est hétéronormée (ça signifie que pour la majorité des gens, il est « normal » d’être heterosexuel.le) et cisnormée (de la même façon, ça serait « la norme » d’être cisgenre), ce sont les personnes lgbtqia qui font leur coming out.

Complémentarité (des sexes)

On entend souvent dire que les femmes et les hommes sont « complémentaires ». On entend dire que quand on est une fille, on doit faire certaines activités, adopter certains comportements, et que quand on est un garçon, on doit en adopter d’autres. Les comportements des filles et des garçons seraient donc figés, avec des rôles bien précis à respecter, dans le but que l’un et l’autre se complètent.

Cette idée enferme les femmes et les hommes dans des rôles préétablis. On peut parfaitement avoir envie de se comporter comme les autres l’attendent, qu’on soit femme ou homme ; c’est un droit et c’est respectable. Mais on a aussi le droit d’avoir envie de faire les activités que l’on aime, de se comporter comme on en a envie, sans correspondre à l’étiquette « femme » ou « homme ». Et c’est tout à fait respectable aussi !

En tous les cas, les activités genrées (c’est-à-dire, les activités que l’on associe aux femmes et aux hommes) ne sont pas génétiques. On ne naît pas femme avec la capacité naturelle à s’occuper d’un enfant ou à passer le balai. Et on ne naît pas homme avec un talent indiscutable pour la mécanique ou la boxe. Ce sont des choses qui s’apprennent, et qui sont encouragées, ou pas, par la société.

Consentement

Consentir, c’est pouvoir dire « oui » de manière totalement libre et en connaissance de cause.

Concrètement, ça se passe comment ?
Dire « oui » avec un couteau sous la gorge, ce n’est pas consentir.
Dire « oui » alors que l’autre menace de te quitter, ce n’est pas consentir.
Dire « oui » sans savoir à quoi on dit « oui », ce n’est pas consentir.
Dire « oui » parce qu’on a peur de perdre l’autre, ce n’est pas consentir.
Quand on dort, on ne peut pas consentir.
Quand on a trop bu ou pris trop de drogues, on ne peut pas consentir.
Et si quelqu’un nous fait trop peur pour que l’on puisse dire « non », alors on ne peut pas consentir non plus.

Construction sociale

Les comportements que l’on adopte à l’école, avec nos parents, dans la rue, au travail... sont bien plus souvent des choses que l’on a apprises que des choses qui sont naturelles. Quand on est poli.e, quand on s’énerve, quand on vouvoie quelqu’un, quand on s’excuse... c’est parce qu’on vit en société, et que l’on apprend des codes, qui font qu’on peut vivre ensemble. Les êtres humains ne sont pas tous nés avec ces mêmes codes : ils dépendent de là où l’on vit, de notre milieu, de notre position sociale. Par exemple, la politesse prendra des formes différentes selon qu’on se trouve en Chine ou au Mali. Et même selon qu’on se trouve en Bretagne ou en Ardèche !

Les comportements sociaux que l’on adopte quand on est une femme ou un homme, c’est pareil ! Quand on naît en étant identifiée comme une petite fille, on nous dira d’être polie, d’être sage, de jouer avec des poupées ou à la dînette. Et si l’on vient au monde en étant identifié comme un petit garçon, on nous dira plutôt de s’inscrire au foot ou au judo, qu’il ne faut pas pleurer parce qu’on n'est pas une fille, et qu’il faut apprendre à être fort.

Ces choses que l’on apprend depuis toujours font que l’on croit que les filles « sont comme ci » et que les garçons « sont comme ça ». En fait, ce n’est pas quelque chose de naturel et qui ne change jamais : ce sont des choses que la société a construites. Ces rôles peuvent donc changer, bouger, et tout le monde a le droit d’agir exactement comme il ou elle en a envie !

Culture du viol

Le viol est sévèrement puni par la loi. Pourtant, dans la société, on enseigne toujours aux filles et aux femmes qu’il faut « faire attention » quand elles sortent, qu’elles ne doivent pas s’étonner s’il leur « arrive quelque chose » quand elles sortent en robe ou en jupe. Comme si elles étaient responsables, voire coupables s’il leur arrivait quelque chose.

On leur dit aussi que pour séduire les hommes, il faut avoir l’air distante, faire mine de ne pas avoir envie, faire monter la pression. On n’enseigne pas aux hommes qu’il ne faut pas violer. On leur dit que pour être des séducteurs, il faut être viril, il faut savoir se montrer insistants, qu’il faut faire céder la fille. Ces éléments, on les retrouve partout : dans les films, dans les magazines féminins, dans la bouche des parents, à l’école, partout.

La culture du viol, c’est ce qui fait qu’on ne comprend pas qu’une femme qui dit « non » pense vraiment « non ». La culture du viol, c’est ce qui fait qu’on n’arrête pas de considérer les hommes comme des bêtes, des êtres incapables de se contrôler.

Les conséquences sont nombreuses. D’abord, ça crée des mythes autour du viol : on croit par exemple qu’une femme habillée court et qui sort dans la rue risque d’être battue et violée par un délinquant armé d’un long couteau dans un parking à 3h du matin. En réalité, 80% des victimes connaissent leur agresseur : c’est beaucoup plus souvent un ami, une connaissance, quelqu’un avec qui on a déjà couché, un amoureux, un mari. Le viol, c’est quand une des deux personnes n’était pas d’accord. Le problème, c’est que la culture du viol brouille les signaux : une femme qui a un peu bu croira que c’est de sa faute si elle a fini par subir une relation sexuelle qu’elle ne voulait pas. La personne qui a violé n’aura même peut-être pas conscience d’avoir commis un crime : il pensera que parce qu’elle n’a pas dit non, elle a pensé oui. La culture du viol, c’est la porte ouverte au sexe non consenti. Ça impacte tout le monde et c’est important de le savoir.

Cyberharcèlement

Le cyberharcèlement, c’est-à-dire le fait de harceler, menacer, insulter quelqu’un sur internet, est très fréquent. Les agresseurs, se croyant anonymes sur internet, en profitent pour « se lâcher », parfois en très grand nombre, sur quelqu’un. Les conséquences sont graves, psychologiquement et parfois physiquement pour les victimes (perte de confiance en soi, dépression, suicide…). Et d’ailleurs, les agresseurs profitent de « l’effet cockpit » (comme les pilotes d’avions militaires qui lâchaient des bombes pendant la guerre, sans voir les dégâts qu’elles causaient) : ils ne sont pas directement témoins des effets sur les personnes.

La loi reconnaît le cyberharcèlement comme quelque chose de grave : cette pratique est passible de 5 ans de prison et de 45 000 euros d’amende.

Si tu vis du cyberharcèlement, tu peux en parler sur le tchat, ou contacter les Féministes contre le cyberharcèlement. Pour plus d'infos sur ce phénomène, il y a leur site : https://feministesvscyberh.tumblr.com/

Cybersexisme

Le cybersexisme, c’est quand on dit ou montre des contenus sexistes sur Facebook, Twitter, Snapchat, par texto, par mail, etc. C’est par exemple le fait de critiquer le comportement sexuel d’une fille en le faisant savoir à tout le monde (voir aussi : slutshaming), de dire des prétendues vérités toutes faites sur les filles et les garçons (voir aussi : complementarite-des-sexes, construction-sociale), quand on se moque du physique d’une fille parce qu’elle est « grosse » ou « moche » ou d’un garçon parce qu’il ne risque pas de pécho. Le cybersexisme encourage l’idée que les hommes sont par nature supérieurs aux femmes. Voir aussi : cyberharcelement.

Domination (masculine)

Dans (presque) toutes les sociétés, les hommes, quand ils sont blancs, heterosexuels, plutôt riches, pas handicapés, etc, ont le pouvoir. La société est organisée de sorte à ce que les choses soient comme ça, et le restent.

Plusieurs justifications apparaissent : on dit que « ça a toujours été comme ça », que c’est « naturel ». Alors que pas du tout !

Lorsque l’école est devenue obligatoire, dans les années 1880, être maître d’école était une profession très respectée. Plus les femmes ont investi cette profession, plus ce métier est devenu dévalorisé. Autre exemple : on se moque aujourd’hui d’un homme qui porte des chaussures à talons, alors qu’à l’époque de Louis XIV, ce sont les hommes qui en portaient. Les talons les plus hauts étaient le signe des rangs de la société les plus élevés.

Invariablement, ce qui est masculin sera valorisé, alors que ce qui est féminin sera dévalorisé. Et il n’y a pas que les femmes qui en subissent les conséquences : si un garçon fait une occupation « de fille », s’il a envie d’exprimer ses émotions, de faire un métier « féminin », ça sera assez dur pour lui.

Drague

La drague, c’est tous les moyens que l’on met en place pour que quelqu’un qu’on aime ou qui nous plait ressente la même chose. Les garçons comme les filles ont le droit de draguer, il n’y a aucun mal à ça. Les filles ont aussi le droit de montrer aux autres qu’elles leur plaisent ! Ça n’en fait pas pour autant des « putes » ou des « salopes ». La drague est quelque chose de sympa, d’agréable et de marrant. Mais il est très important de respecter les limites de l’autre.

Notre société encourage les hommes à faire le premier pas, à insister, à « conquérir » ; et les femmes à résister, à attendre et à faire attendre. Du coup, les hommes insistent parfois un peu trop, en croyant que quand une femme dit « non », elle attend qu’on redouble d’efforts pour la séduire. Alors qu’en général, quand une fille dit « non », elle pense vraiment « non » ! Le fait de penser les choses autrement et de donner à chacun.e le droit de s’exprimer comme il.elle le souhaite dans le jeu de séduction, ça profiterait à tout le monde ! Ne pas respecter les limites de l’autre, c’est du harcelement.

Enfants

Avoir des enfants ou pas, c’est un choix personnel. On peut avoir un projet parental et être ravi.e qu’un bébé arrive ; ou on peut ne pas l’avoir prévu et être complètement chamboulé.e. On peut être surpris.e et souhaiter avorter sans que ça ne pose de problème. On peut aussi avoir un accident et être finalement très content.e. Il n’y a pas de règle !

Quand une personne est enceinte, c’est néanmoins à elle de décider ce qu’elle souhaite faire. Bien sûr, c’est bien quand une décision est prise à deux dans le couple ; mais la grossesse engage la personne qui porte l’enfant dans sa vie et dans sa santé, physique et mentale. Personne n’a le droit de décider de ce qui se passe dans son corps et dans sa tête. Elle peut donc décider de garder ou pas son enfant, selon ses besoins, ses envies et ses moyens.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les hommes ont leur rôle à jouer dans la contraception. Ils peuvent par exemple demander à leur partenaire si elle utilise un moyen de contraception, lequel elle préfère, si ça lui convient. Ils peuvent aussi proposer de participer, humainement et financièrement. Ils peuvent eux-mêmes utiliser une contraception. Il faut être deux pour qu’un enfant arrive : la grossesse et la contraception ne sont pas uniquement la responsabilité de celles et ceux qui ont un utérus !

Erotisation

L’érotisation, c’est quand on donne un caractère erotique à quelque chose. C’est quand, par notre vision personnelle et notre imaginaire, on rend quelque chose érotique. Le corps des filles, même jeunes, est souvent érotisé. On entend par exemple dire que les petites filles qui font des concours de beauté ou qui portent des shorts et des minijupes « aguichent » les hommes, qu’elles sont vulgaires et provocantes. Quand on dit cela, on transpose un regard d’adulte sur des corps d’enfants qui n’ont pas elles et eux-mêmes ce regard sur leur propre corps, ni ces intentions.

Dans les pubs, le corps des femmes est presque toujours érotisé. Il arrive qu’on montre des corps de femmes pour vendre des produits qui n’ont rien à voir. A force d’en voir partout, tout le temps, on finit par considérer le corps des femmes comme un objet. Pourquoi montrer toujours une bouche de femme qui mange une glace ? Pourquoi ne voit-on jamais les hommes sur les pubs de crème solaire ? C’est une question d’habitude et de représentations : les femmes sont là pour « faire joli ». Ça montre bien l’image que l’on a des femmes dans la société.

Erotisme

L’érotisme, ce sont toutes les représentations mentales ou artistiques qui suscitent le désir sexuel chez quelqu’un. Elles sont influencées par l’environnement, l’art, les films, les séries, les livres… On ne sera pas tous.tes sensibles aux mêmes choses et il n’y a pas de règle !

Excision

C’est quand on réalise une intervention pour retirer, de manière plus ou moins importante, les petites lèvres et le clitoris. L’excision est une mutilation sexuelle féminine qui a lieu dans plusieurs régions du monde (majoritairement en Afrique, en Asie et en Amérique Centrale). Les raisons invoquées sont diverses : certain.e.s disent que les femmes excisées sont plus fécondes, que l’excision est imposée par la religion, qu’elle assure la pureté, la virginité des filles et qu’elle rend les épouses plus fidèles. Ces arguments sont faux : l’excision met la santé des femmes en danger. Même si elle est réalisée de manière chirurgicale, l’accouchement est souvent très difficile et peut entraîner la mort de la mère et de l’enfant. Ça a aussi des conséquences à long terme sur la sexualité des femmes. Aucune religion n’impose l’excision, rien n’est mentionné à ce sujet dans le Coran, ni dans la Bible.

Les excisions concernent aussi les Françaises et les femmes vivant en France. Elles sont peu pratiquées sur le territoire français, car la loi l’interdit, mais les parents organisent souvent des voyages dans le pays d’origine – parfois sans en informer les jeunes filles – pour pratiquer l’excision. On ne prononce d’ailleurs pas forcément ce terme : on dira plutôt « couper » (« on m’a coupée en bas »).

Si tu sens que tu es concernée ou que tu connais quelqu’un qui l’est, tu peux consulter le site www.alerte-excision.org qui informe sur la question et les manières de se protéger. En cas d’urgence, tu peux aussi appeler la Fédération GAMS au 01 43 48 10 87, ou téléphoner au 119.

Famille

La famille peut-être un facteur important dans la construction de son identité. Elle influence notre rapport à la société, nous donne une culture, parfois une religion, des traditions. On construit son identité par rapport à ces références, qu’on soit d’accord avec elles, pas d’accord du tout, ou parfois d’accord.

Si une famille permet de passer des bons moments, d’être soutenu.e, de se sentir aimé.e et d’aimer en retour, il arrive qu’elle impose des choix qui ne sont pas forcément les nôtres. Que ça soit dans le domaine de l’amour, de la sexualité, des études, du travail… N’oublie jamais que ces choix sont les tiens. Une fois que tu es majeur.e, tu as le droit de choisir la vie que tu souhaites mener comme tu l’entends, même si ça peut sembler difficile.

Par ailleurs, la famille, pour exister, n’a pas forcément à être composée d’un père, d’une mère et d’enfants. Il peut y avoir des familles sans enfants, des familles avec deux pères ou deux mères, des familles monoparentales... L’argument qui consiste à dire que les enfants ne sont bien élevés que s’ils ont une mère et un père – pour des raisons d’équilibre et de représentation – ne tient pas : cela ne fait que très peu de temps que les pères s’occupent des enfants ! Pendant très longtemps, l’éducation a été confiée à d’autres personnes que les parents. Certains enfants sont élevés par un seul des deux parents (décès, divorce, séparation…), et ne s’en portent pas plus mal. Il y a aussi des sociétés où les enfants sont confiés à des groupes de femmes, ou à des groupes d’hommes, dès leur plus jeune âge. « Un papa, une maman », ce n’est pas du tout la norme !

Pour bien élever un enfant, que faut-il finalement ? La réponse à cette question dépend de chacun.e : mais des valeurs comme l’amour, la confiance, l’attention, la bienveillance, donnent généralement de bons résultats. Pourquoi un couple d’hommes, de femmes, ou un parent seul ne pourrait pas en donner autant qu’un.e femme et un homme ensemble ?

Fille facile

On traite de « fille facile » une fille ou une femme qui couche avec des hommes sans sentiments, une femme qui couche avec « beaucoup » de partenaires, une femme qui ne dit pas « non » quand elle se fait aborder ou une femme qui s’habille de manière « vulgaire». Une réputation de fille facile arrive très rapidement et facilement. Les réputations se fondent sur des rumeurs. Les rumeurs sont répétées et déformées. On ne sait jamais ce qui est vrai ou non, à moins d’avoir assisté à la scène et bien interprété ce que l’on a vu.

Quand on dénonce le comportement d’une fille dite « facile », on juge ce qu’elle fait et avec qui elle le fait. On peut se demander qui ça dérange ce que les gens font chez eux, sans faire de mal à personne. Une fille qui couche avec beaucoup de personnes gêne pour plusieurs raisons : on se dit qu’elle « ne se respecte pas », que « ce n’est pas convenable pour une fille », etc. Mais si ça lui va, si c’est en accord avec ce dont elle a envie, où est le problème ? Une fille qui souffre d’une réputation de « fille facile » souffre parce que les gens l’ont jugée, pas à cause de ce qu’elle a fait. Qui est ce qui fait quelque chose de blessant ? Elle, ou bien les personnes qui la jugent ?

Fragile

« Fragile » est souvent utilisé pour dire d’un garçon qu’il n’est pas courageux.se, qu’il ne se défend pas, qui pleure pour « rien ». Un garçon fragile, c’est un garçon qui n’est pas viril. La pression de la société est forte sur les hommes. On attend d’eux qu’ils soient forts, courageux, qu’ils ne montrent pas leurs émotions… On entend partout que c’est la condition pour être viril, pour être un « vrai mec ». Ces comportements que l’on demande aux garçons sont impossibles à tenir. Il y a forcément des moments où on n’a pas la force d’être courageux, où on a envie de pleurer. Et c’est normal ! Pleurer permet d’exprimer ses émotions : la colère, la rage, la joie, la peur, la détresse… Se retenir d’exprimer ses émotions, c’est prendre le risque d’être dépassé par elles. C’est aussi prendre le risque d’être violent, envers soi-même ou envers les autres, pour essayer de faire face aux émotions contenues. La virilité est très valorisée dans la société, par rapport à la féminité. Les qualités que l’on attend dans les domaines valorisants et stimulants sont toutes associées à la virilité : autorité, force, maîtrise de soi, etc. Elles sont mises en parallèle avec les qualités dites « féminines » (douceur, compréhension, écoute, tolérance, retenue, pudeur…). On valorise donc systématiquement ce qui est masculin par rapport à ce qui est féminin. C’est de là que viennent les mouvements-feministes. Ces mouvements ont pour but de rétablir l’égalité entre les qualités valorisées ou dévalorisées par la société, pour que ces valeurs ne soient plus hiérarchisées, et qu’elles ne soient plus attribuées soit aux hommes soit aux femmes, mais que chacun.e soit libre d’être comme il.elle le souhaite.

FriendZone

La friendzone, c’est quand on veut avoir une relation sexuelle ou amoureuse avec quelqu’un qui préfère rester ami.e. Parfois, c’est quand les sentiments d’un.e des deux personnes évolue en amour, et que l’autre n’est pas réceptif.ve ; parfois, l’un.e des deux était attiré.e dès le départ et a fait semblant d’être ami.e en espérant plus.

Ça peut arriver à tout le monde. Mais concrètement, on remarque que beaucoup plus de garçons se plaignent d’avoir été friendzonés. On entend des phrases du genre : « Franchement je ne comprends pas pourquoi elle veut pas coucher avec moi, j’ai été trop cool avec elle ». Comme si le fait d’être sympa donnait des droits sur les autres ; comme si les gens devaient du sexe sous prétexte qu’on a été gentil.le avec elles. Être sympa et attentionné parce qu’on attend quelque chose derrière, ce n’est pas de la gentillesse. C’est tout le contraire. La gentillesse n’est pas non plus un échange : on n’a pas à attendre quelque chose en retour. Ni de la gentillesse, ni une histoire d’amour, ni de l’attention, ni du sexe !

Si tu veux lire un témoignage, tu peux aller voir l'article dont vient la superbe illustration du pays de la Friendzonie : http://retard-magazine.com/reportage-en-friendzonie/

Féminisme

Le féminisme, c’est un mouvement intellectuel, politique et militant qui estime que les femmes et les hommes sont égaux. Ses militant.e.s travaillent à promouvoir l’égalité des genres dans la société.

Le féminisme est souvent mal perçu : on dit que les féministes sont « agressives », « hystériques » et qu’elles veulent « dominer les hommes ». En réalité, les féministes souhaitent que tous les genres soient égaux, justement pas qu’un genre domine l’autre. Les gens pensent cela parce qu’être féministe suppose un constat de départ : le fait que, dans la société, on sépare l’humanité en deux moitiés, les femmes d’un côté et les hommes de l’autre. Cette séparation, binaire, justifie et entretient l’idée que les femmes et les hommes sont deux catégories distinctes.

C’est difficile à comprendre, parce que la loi – depuis la Constitution de 1946 – garantit aux femmes les mêmes droits que les hommes. Cependant, on voit bien que dans les faits, ce n’est toujours pas le cas : les femmes sont toujours payées, à travail et à compétences égales, 27% de moins que les hommes. Elles occupent les emplois les plus précaires, et ce sont elles qui réalisent toujours 80% des tâches ménagères et domestiques, par exemple. Les féministes militent pour que cela change et que tout le monde soit traité à égalité.

On peut également dire qu’il n’existe pas « un féminisme », mais « des féminismes » : comme dans tout courant politique, les idées sont très différentes d’un mouvement à l’autre sur de nombreux sujets. C’est grâce aux mouvements féministes que les femmes ont obtenu le droit de vote, le droit de travailler et d’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur mari, ainsi que le droit de disposer librement de leur corps (lois sur la contraception de 1967 et sur l’avortement, en 1975). Ces droits ont été acquis très récemment, du milieu à la fin du XXème siècle. Ils sont d’ailleurs remis en question régulièrement en Europe. Rien n’est encore acquis.

On entend parfois dire que le féminisme ne s’occupe pas des hommes, qu’eux aussi, ils souffrent, car les normes qui leurs sont imposées (être musclé, fort, ne pas montrer ses sentiments, devoir faire le premier pas, etc.), sont difficiles à tenir. Ces rôles, ce sont ceux qu’on attend des hommes dans une société patriarcale. Et c’est justement le patriarcat que combattent les féministes ! Pour que chacun.e puisse faire ce qu’il.elle veut, sans être jugé.e par la société.

G.H.B

Le G.H.B, de son petit nom « acide gammahydroxybutyrique », est une drogue sédative et amnésiante, ce qui veut dire qu’elle fait perdre de la vigilance et qu’elle a pour conséquence d’effacer les souvenirs. On s’en sert traditionnellement dans le monde médical, pour anesthésier ou traiter certains troubles du sommeil. Cette drogue est aussi appelée parfois « drogue du violeur ». Elle est transparente et sans odeur, ce qui fait que mélangée à une boisson, elle est indétectable. Certaines personnes en versent dans les verres d’autres personnes à leur insu durant des soirées pour pouvoir abuser d’elles. C’est bien sûr absolument interdit et très grave. On dit souvent aux filles de se protéger, de faire attention à ce qui peut être versé dans leur verre, mais il est aussi important de faire remarquer qu’elles ne sont pas coupables : on ne peut pas passer toutes ses soirées à vérifier qu’il n’y a pas de violeur dans les parages. Il est important d’éduquer les gens à respecter le consentement des autres et à ne pas agresser.

On peut préciser qu’un viol commis après utilisation de GHB est un viol aggravé, c’est-à-dire que le coupable risque plus. Idem pour les viols commis alors que l’un.e ou l’autre des personnes a bu de l’alcool ou consommé des drogues.

Gay

On parle de « gay » pour désigner les homosexuel.le.s, plutôt les hommes homosexuels. Ce terme est souvent utilisé - à tord - comme une insulte homophobe.

Genre

Le genre est un concept sociologique, et non pas une théorie. C’est un mot qui fait encore beaucoup débat. Le sexe, c’est l’aspect biologique, qui différencie le mâle et la femelle, généralement en fonction de la capacité d’enfanter ou pas. Le genre, c’est le sexe social. C’est tout ce qui fait qu’on est homme, femme, - ou autre - dans la société, au-delà de ses organes génitaux. Les études de genre analysent le fait qu’on prête aux personnes des qualités préexistantes : douceur, patience, côté maternel, talent pour les tâches ménagères, faiblesse, bavardages, etc. pour les femmes, force, autorité, violence, fort caractère, prise de décision, incapacité à faire la cuisine, etc. pour les hommes.

Le concept de genre vise à montrer que toutes ces qualités n’ont rien de naturel, qu’elles ont été apprises et qu’on les reproduit par habitude et par tradition. Ce concept est aussi utilisé pour montrer que les qualités dites « masculines » sont toujours plus valorisées dans la société que les qualités dites « féminines », ce qui fait que les hommes sont considérés comme supérieurs aux femmes.

Enfin, le terme qu’on entend beaucoup de « théorie du genre » est utilisé pour critiquer ce concept. Une théorie est par définition réfutable, ce qui veut dire qu’on peut prouver qu’elle n’existe pas, alors que le genre est parfaitement démontrable, et démontré !

Grossesse

La grossesse est un moment qui peut être vécu de manière complètement différente selon les personnes : certaines vivront très bien leur grossesse, d’autres seront très tristes, d’autres se sentiront mal, d’autres seront extrêmement heureuses… Il n’y a pas de règle là non plus !

La grossesse peut-être un moment difficile car beaucoup de gens se permettent de donner leur avis aux personnes enceintes et d’investir leur intimité, en jugeant la façon dont les personnes souhaitent accoucher, si elles veulent allaiter ou pas, si elles veulent connaître le sexe de l’enfant, ou en leur touchant le ventre sans leur demander leur avis. C’est parfois très difficile à vivre. Il est bien de s’intéresser à la grossesse, de demander si tout va bien, si le couple ou la personne enceinte a besoin d’aide ; mais il est très pénible de voir ses choix critiqués en permanence. Le tout est de comprendre qu’une personne enceinte reste un individu à part entière, que c’est sa responsabilité et qu’elle a le droit de vivre sa grossesse comme elle l’entend !

Grossophobie

La grossophobie, c’est le fait de discriminer les personnes grosses. C’est quand on considère qu’il faut être cruel.le avec elles parce qu’elles « ne font pas d’efforts », que s’ils.elles sont comme ça, c’est parce qu’ils.elles « mangent tout le temps », qu’ils.elles pourraient « faire plus de sport ».

On peut être gros.se pour plein de raisons, et pas uniquement en raison de ce qu’on mange ou de l’exercice physique qu’on fait. La société est très sévère concernant les personnes grosses. Dans les magazines, les pubs, les films, les séries… on ne montre que des personnes minces, alors que ce n’est pas du tout le reflet de la société ! Quand on montre des gros.ses, c’est pour s’en moquer, en faire des personnages faibles/méchants/dévalorisé.e.s, et surtout, qui n’ont que le fait d’être gros.se.s comme caractéristique. On considère que les personnes grosses n’ont pas de valeur, qu’elles sont plus paresseuses, moins efficaces... Ce qui est complètement faux. Ce n’est pas qu’une histoire d’insultes : les personnes grosses ont plus de mal de trouver un emploi que les personnes minces, même quand elles sont plus compétentes. Elles subissent aussi des jugements au sein des milieux médicaux. Alors que beaucoup de personnes grosses sont en excellente santé, sont très sportives et mangent équilibré. Ça n’a parfois aucun rapport ! Il y a aussi des personnes grosses qui ont des troubles de comportement alimentaire, ou qui ont envie de manger beaucoup et qui en ont le droit. Ce qui est injuste et dégueulasse, c’est de juger le corps des autres.

Chacun.e est comme il.elle est. On a le corps qu’on a, et personne n’a le droit de le critiquer !

Harcèlement (de rue)

Harcèlement : Le harcèlement, c’est quand on insulte, on se moque, on agit méchamment de manière répétée envers quelqu’un. Le harcèlement peut arriver à l’école, au travail, dans la rue, à la maison. Quand on harcèle, on cherche à détruire la personne psychologiquement. C’est malheureusement assez fréquent, et les victimes ne sont pas toujours bien écoutées, ni prises en charge.

Il est interdit de harceler quelqu’un. En aucun cas, la victime n’est coupable : personne ne cherche à être harcelé.e. Quel que soit le prétexte du harcèlement, la personne qui fait quelque chose de mal, c’est l’agresseur, pas la victime !

Harcèlement (de rue) : Le harcèlement de rue touche plutôt les femmes. C’est le fait d’être interpelé.e, sifflé.e, d’avoir des remarques sur son physique, sa tenue, son orientation-sexuelle… Le harcèlement, par définition, ce sont des agressions répétées d’une personne sur une autre. Mais être une femme dans la rue, c’est souvent se prendre continuellement des remarques de la part de différentes personnes. C’est aussi du harcèlement. Quelqu’un qui siffle une femme une seule fois n’aura pas forcément l’impression de harceler ; mais les femmes subissent beaucoup de remarques de la part d’inconnu.e.s à qui elles n’ont rien demandé.

Une chose à retenir : personne ne cherche à être harcelé.e. On parle souvent de la question de l’habillement des femmes pour justifier le harcèlement. Mais les femmes ne s’habillent pas pour être harcelées ni même abordées ! On choisit une tenue pour se sentir beau ou belle, parce qu’il fait froid ou chaud, parce qu’on a envie d’affirmer des idées, pour plaire à quelqu’un, pour aller travailler… Jamais pour que les gens fassent des remarques qu’on a pas sollicitées.

Par ailleurs, se faire siffler c’est le plus souvent très désagréable. Même si certains ont l’impression d’être charmants ou drôles, la personne qui est sifflée ne se sentira pas en sécurité. Pareil lorsqu’on est abordé.e par quelqu’un qu’on ne connaît pas. On ne connaît pas les intentions de l’autre, on ne sait pas s’il est gentil ou pas. La moindre des choses, c’est de laisser les gens tranquilles dans la rue. Pour en savoir plus, voir le blog Projet Crocodiles, qui raconte en BD des histoires de harcèlement de rue et qui donne des conseils pour réagir.

Homophobie

C’est le fait de harceler / violenter / ne pas accepter les personnes homosexuelles. Les personnes homosexuelles sont souvent harcelées, parce que beaucoup ne comprennent pas que l’on puisse aimer quelqu’un du même genre que soi.

On a longtemps considéré que l’homosexualite était une maladie qu’on devait soigner. Les homosexuel.le.s étaient interné.e.s dans des asiles psychiatriques, forcés par la loi de subir des traitements inhumains, parfois tué.e.s. L’homosexualité n’est pas du tout une maladie mentale, ni une déviance ; c’est une orientation-sexuelle naturelle, contre laquelle on ne peut rien. On ne choisit pas qui on aime et le type de personne qu’on aime. Le mieux est de faire preuve de tolérance et de laisser les gens vivre leur vie : personne n’a le droit de juger la vie sexuelle et amoureuse des autres.

La loi s’est mise à la page puisqu’en France discriminer quelqu’un à cause de son orientation-sexuelle, notamment son homosexualite, est interdit par la loi (de peines allant de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende). Les personnes qui sont discriminées peuvent porter plainte, seules ou avec l’aide d’associations, comme SOS Homophobie, qui lutte pour défendre les droits humains de personnes lgbtqia+.

Homosexualité

On est homosexuel quand on se sent attiré par des personnes du même genre que soi. Tout comme les autres orientations-sexuelles, on a le droit d’être attiré.e par qui on veut, et ce n’est discutable par personne.

Les personnes homosexuelles ont dû se battre pour gagner leurs droits et pour obtenir de la visibilité. Jusqu’en 1992 en France, l’homosexualité était considérée comme une « maladie mentale ». Au XXème siècle encore, on essayait de « soigner » les personnes homosexuelles, notamment par la castration chimique. On sait aujourd’hui que cela n’apporte rien, à part de la souffrance chez les personnes concernées, qui ne choisissent pas leur orientation-sexuelle.

Humour

Quand on fait rire, on a tout le monde de son côté. Les blagues permettent aussi de faire passer des idées, de s’excuser, d’annoncer quelque chose… L’humour est un super outil et une très belle qualité ! C’est une manière de dénoncer des choses, de faire réfléchir les gens.

Mais le rire peut aussi, à l’inverse, être utilisé pour faire du mal. Tout comme l’humour réunit les personnes opprimées, il réunit aussi les racistes, les homophobes, les machos. On remarque ainsi que beaucoup de blagues sont faites sur les personnes les plus discriminées dans la société : les femmes, les homosexuel.le.s, les gens racisé.e.s, les pauvres, les handicapé.e.s… Ces blagues renforcent les oppressions quand ce sont des gens qui ne subissent pas ces discriminations qui les font.

Le fait de rire des stéréotypes, de la part de gens non concerné.e.s, renforcent ces stereotypes et donc l’oppression. C’est pourquoi il est important de comprendre que l’humour n’est pas forcément un signe de progrès social : on peut aussi bien s’en servir pour exercer une oppression que pour s’en libérer.

Hystérie

L’hystérie est une maladie mentale décrite par les psychiatres et les psychologues des siècles précédents. L’hystérie vient du mot « utérus » en grec. Il y a très longtemps, on croyait que l’utérus des femmes se promenait librement dans leur corps, ce qui donnait lieu à un état instable de leur part. En réalité, c’est parce qu’on connaissait très mal la sexualité des femmes et que cela faisait peur aux hommes !

Ce terme n’existe plus en médecine. En revanche, on l’emploie beaucoup le terme à tort et à travers pour parler des femmes qui sont en colère, qui ne pensent pas comme les autres ou qui s’expriment publiquement. Le but est clairement de rendre leur parole peu crédible, de faire semblant qu’elles sont malades pour ne pas avoir à les écouter. Dire d’une femme qu’elle est « hystérique », c’est donc sexiste et très irrespectueux. Les femmes ont le droit d’être en colère, de dire haut et fort ce qu’elles pensent, au même titre qu’un homme.

Hétérosexuel

On est hétérosexuel.le quand on se sent attiré par des personnes de l’autre genre. C’est une femme qui aime un homme, et inversement. Certain.e.s disent que c’est l’orientation-sexuelle « normale ». Non, c’est une orientation sexuelle parmi d’autres. C’est celle qui est, de loin, la plus représentée et acceptée.

Identité de genre

L’identité de genre, ça peut vouloir dire se sentir femme, homme, un peu des deux, aucun des deux, ou tout à la fois. Ce sentiment se fonde sur ce qu’on entend par « femme » et « homme » du point de vue social.

Il y a beaucoup de gens qui ne se sentent pas du tout en accord avec ce qu’on entend par « femme » et « homme » dans la société, et qui rejettent cette identité de genre qu’on leur colle. L’identité de genre est un ressenti profond, intime, qui n’est pas discutable par les autres : on se sent comme ça, et puis c’est tout.

Inceste

L’inceste, c’est quand il y a une agression-sexuelle entre des membres d’une même famille, et qu’un.e des membres abuse de sa position d’autorité pour agresser sexuellement quelqu’un.

C’est très grave. La victime a souvent beaucoup de mal à en parler, car son agresseur la terrorise, la contraint au silence, et que parfois, d’autres membres de la famille sont complices en protégeant l’agresseur (notamment par le silence). Les conséquences psychologiques et physiques sont nombreuses. Il arrive qu’on oublie des actes incestueux, et que les souvenirs réapparaissent à l’âge adulte.

Si tu penses en être victime, ou en avoir été victime, appelle le 119, le 0800 05 95 95 ou le 3919, qui pourront t’écouter et t’aider. En tous les cas, ce n’est pas ta faute, même si tu n’as rien dit. Tu n’es pas responsable de ce que les adultes ont pu te faire subir.

A savoir : le mot « inceste » n’existe pas en tant que tel dans les textes de loi français. En revanche, le fait qu’une agression-sexuelle, une atteinte sexuelle ou un viol sur un mineur soit commis par un « ascendant légitime naturel ou adoptif ou toute personne ayant autorité sur la victime » est une circonstance aggravante.

Intersexe

Les personnes intersexes sont des personnes qui naissent sans que leurs organes génitaux ne soient clairement définis comme masculins ou féminins. Selon ce qui se présente, les médecins décident avec l’accord des parents d’opérer l’enfant pour que les organes se développent, soit de sorte à former des organes génitaux « masculins », soit de sorte à former des organes génitaux « féminins ». Parfois, les organes génitaux se présentent de façon claire mais il y a des différences hormonales importantes par rapport à la norme, ou alors des combinaisons de chromosomes différents.

De nombreuses personnes intersexe ne se sentent pas en accord avec ces décisions, une fois adultes, quand elles vont à l’encontre de leur identite-de-genre. Mais toutes les personnes qui doutent de leur identite-de-genre ne sont pas intersexe !

Plus d'informations de la part de www.oiifrancophonie.org :

Jalousie

La jalousie, dans un couple, arrive souvent à se faire passer pour une preuve d'amour. Comme si elle était la seule et unique démonstration valable que l'autre compte pour nous. Et comme si ne pas être jaloux était la preuve d'un manque d'amour. Pourtant il a beaucoup d'autres manières de prouver son amour qui ne mettent pas dans un état si pitoyable.

On est certainement tou.te.s d'accord pour dire que c'est sacrément désagréable d'être jaloux.se ! Notamment parce qu'on est jaloux.se quand on a peur : peur de perdre l'autre, peur de ne pas être assez bien, peur qu'il ou elle rencontre quelqu'un d'autre. On fait donc payer à l'autre ses peurs en tentant de la ou le contrôler, en se permettant d'exiger des comportements, des phrases, des censures. La jalousie, c'est tenter de contrôler l'autre, pour qu'elle ou il fasse les choses comme nous on en a envie.

Jouissance (sexuelle)

On dit qu’on jouit quand on a du plaisir sexuel et/ou un orgasme. On peut y arriver seul.e, par la masturbation, à deux, ou à autant qu’on veut. C’est encore une fois quelque chose d’intime, donc personne n’a à juger.

On a aussi le droit d’en parler avec qui on veut, tout en respectant les limites de l’autre. On remarque que c’est plus facile pour un garçon de parler de son plaisir, parce que c’est mieux connu et plus visible. Ça vient notamment du fait que la société répand l’idée que les hommes ont tous un grand désir et « appétit » sexuel, qu’ils n’arrivent pas à retenir leurs pulsions, que c’est plus fort qu’eux. La sexualité masculine est beaucoup plus acceptée et banalisée. Comme si génétiquement, les hommes naissaient avec un besoin insurmontable de faire l’amour à tout ce qui bouge. Un mec qui a plein de partenaires est considéré comme un beau gosse, un Don Juan, un vrai mec, alors qu’une fille qui couche avec qui elle veut est vite traitée de « pute », de « trainée », « d’allumeuse », enfin bref, d’un paquet de trucs. Ça ne sort pas de nulle part. Ça vient du fait qu’on est dans une société qui cherche à contrôler les femmes et principalement leurs corps, et que du coup, une femme qui fait ce qu’elle veut, ça fait peur aux hommes.

Mais heureusement, les femmes jouissent aussi, et ce n’est pas honteux de le dire ! Le plaisir féminin est aussi riche et fort que le désir masculin. Il s’exprime de différentes manières selon les filles et elle doivent souvent le cacher davantage que les garçons pour ne pas être critiquées mais elles jouissent bel et bien ! Et une femme qui jouit et/ou qui le dit n’est pas non plus une « salope » ou une « dévergondée » ! C’est tout à fait normal. De même qu’un mec qui n’a pas beaucoup de désir n’a pas besoin de prouver quoique ce soit à qui que ce soit. Il fait ce qu’il veut, et il ne sera pas « plus un homme» parce qu’il couche.

Klaxonner

C’est une forme de harcelement-de-rue. Les hommes klaxonnent souvent les femmes pour se faire remarquer, pour rire, pour «draguer » ou pour dominer. C’est très désagréable et ça fait peur aux personnes concernées. La rue serait un espace nettement plus agréable pour les femmes si cela n’arrivait pas.

LGBTQIA+

Le sigle « LGBTQIA + » est employé dans le milieu militant pour regrouper des personnes qui ont des identite et orientations-sexuelles différentes de ce qu’on considère comme étant la norme. Le sigle signifie : « lesbienne, gay, bisexuel.le, transexuel.le, queer, intersexe, asexuel.le ». On met un + parce qu’il existe aussi d’autres orientation-sexuelle et identités-de-genre qui peuvent se reconnaître au sein de cette communauté.

Le but de nommer les autres identités et orientations-sexuelles sert à les rendre visibles, dans un monde où on considère – à tort – que la normalité, c’est d’être heterosexuel et cisgenre.

Lesbienne

Les lesbiennes sont des personnes de genre féminin qui se sentent attirées par des personnes de genre féminin. Moins visibles que les gays, la sexualité des lesbiennes est souvent mise en scène pour exciter les hommes. On dit que c’est « sexy », « aguicheur », qu’elles font ça pour « chauffer les mecs ».

Certains disent que les lesbiennes changeraient d’orientation-sexuelle si elles essayaient d’avoir des rapports sexuels avec un homme. C’est bien sûr totalement faux : on ne choisit pas son orientation sexuelle. Il est naturel d’être lesbienne, tout comme il est naturel d’être homosexuel ou heterosexuel.

Longueur de la jupe

la longueur de la jupe dépend de la météo, des activités, de la mode, du goût personnel de la personne qui la porte. Elle n’est pas un indicateur sur la sexualité, la religion ou le sérieux d’une personne. Elle n’est JAMAIS une invitation au harcelement ou aux agressions-sexuelles.

Machisme

Le machisme, c’est quand des hommes croient qu’ils sont supérieurs aux femmes et qu’ils doivent les rabaisser pour qu’elles « restent à leur place ».

Maquillage

Le maquillage, c’est comme la jupe. On a le droit de se maquiller ou pas, qu’on soit une femme ou un homme. C’est quelque chose de ludique et d’amusant, qui ne fait de mal à personne. Une fille très maquillée n’est pas une « pute », une fille peu maquillée n’est pas une « prude ». On fait comme on veut, comme on le sent, comme on a le temps.

Mariage forcé

Le mariage forcé, c’est quand on est marié.e par des personnes qui décident pour nous. Ce sont souvent les parents qui font ce choix pour leurs enfants.

Le mariage forcé est interdit en France et dans plusieurs pays du monde. En France, on a pas le droit de se marier avant 18 ans (sauf avec l’accord des deux parents et du Procureur de la République) et on ne peut pas se marier sans être d’accord. Mais il arrive que le mariage forcé ait lieu dans un autre pays. Comme l’un.e des époux.ses n’est pas d’accord pour être marié.e avec l’autre personne (la plupart du temps, ce sont les femmes qui sont mariées de force), les violences sexuelles, physiques, psychologiques et économiques risque encore plus d’arriver.

Si tu penses que tes parents ont des projets de mariage pour toi et que tu n’es pas d’accord, tu peux contacter l’association Voix de femmes au 01 30 31 05 05. Plus d'infos sur le site www.stop-mariageforce.fr

Michetonneuse

Une « michto », c’est une fille qui sort avec un garçon dans le but d’avoir de l’argent ou des cadeaux. On en entend souvent parler, sans forcément en connaître, et pour cause : c’est finalement assez rare. Une fille qui « michetonne », ce n’est pas une fille qui vole ou rackette : sinon c’est une voleuse ou une arnaqueuse. Dans le cas des michetonneuses, les hommes sont au courant que les femmes demandent de l’argent et sont d’accord pour payer. On entend d’ailleurs bien souvent des garçons ou des filles dire que c’est forcément au mec d’inviter pour un rendez-vous au ciné ou au resto : si c’est vraiment le cas, les michetonneuses font exactement ce qu’on leur demande, c’est-à-dire qu’elles se font inviter par les hommes.

Une société égalitaire n’inciterait plus les hommes à inviter les femmes systématiquement pour pouvoir prouver leur valeur. Vouloir une société égalitaire, c’est ne plus légitimer le fait que les femmes aient besoin des hommes pour des raisons financières et matérielles. C’est aussi considérer que ce n’est pas la honte pour un homme de ne pas payer au resto, et qu’une femme qui insiste pour inviter un homme quelque part n’est pas « castratrice ». C’est donner la liberté aux gens d’agir comme ils.elles le veulent.

Misogynoire

Nudité

La nudité est quelque chose d’encore tabou, en particulier chez les femmes parce que leur corps est sexualisé et érotisé, ce qui veut dire qu’on considère qu’une femme nue est dans une position sexuelle et erotique. Cela est bien sûr faux : un corps nu reste un corps nu.

Notre réaction face à la nudité dépend elle aussi de toute une construction sociale, qui diffère entre les pays, les régions, les cultures. Par exemple à New-York, les femmes peuvent être torse nu dans la rue, comme les hommes. Elles montrent par-là que leur torse est un torse, qu’il ait des seins ou pas, qu’elles peuvent en faire ce qu’elles veulent et que leur corps n’est pas nécessairement sexuel.

Il est important de respecter les limites de chacun.e concernant la nudité. On peut ne pas avoir envie de se montrer ou de voir quelqu’un nu.e, il faut le comprendre et l’accepter. Il faut aussi pouvoir respecter le choix des personnes que ça ne dérange pas.

Objectification sexuelle

L’objectification sexuelle, c’est le fait de considérer une personne humaine comme un objet sexuel. C’est quand on met les gens au rang d’objet, dont on peut se servir et disposer, sans reconnaître qu’il s’agit d’êtres humains. Quelqu’un qui considère une personne comme un objet sexuel lui fait souvent subir des pratiques dégradantes et/ou humiliantes.

Oppression

Une oppression, c’est quand une personne ou un groupe de personnes est violenté (symboliquement ou physiquement) par les autres personnes. Le racisme, le sexisme, l’antisémitisme, l’homophobie, la transphobie, etc. sont des oppressions.

On parle d’oppressions systémiques quand la société, de la façon dont elle est construite, pensée et dirigée, oppresse de manière systématique des groupes de personnes. On peut vérifier les oppressions systémiques en se posant des questions : Est-ce qu’un blanc gagne systématiquement moins d’argent qu’un noir ? Est-ce qu’un homme peut avoir peur d’être violé en sortant dans la rue ? Est-ce qu’on mettra en doute la sexualité d’un heterosexuel ? Les réponses à ces questions sont négatives : il s’agit d’oppressions systémiques.

Orientation sexuelle

On ne choisit pas son orientation sexuelle, ni qui on aime. La seule chose que l’on choisit, c’est de vivre sa vie en accord avec son ressenti, ou pas. Il existe de nombreuses orientations sexuelles, qui sont décrites dans cet abécédaire. Elles sont toutes normales et légitimes, mais elles ne sont pas toutes aussi bien acceptées dans la société.

Outing/Outer

On fait un outing quand on révèle à la place de quelqu’un son orientation-sexuelle et/ou son identite-de-genre, sans son accord.

Pansexualité

C’est une orientation-sexuelle. C’est quand le genre de la personne n’influe pas dans l’attirance amoureuse et sexuelle. Par exemple, une femme pansexuelle peut être attirée indépendamment par des hommes cisgenres, des femmes cisgenres, des personnes trans, des personnes genderfluid, etc.

Patriarcat

On parle de patriarcat quand une société est fondée sur le pouvoir et l’autorité des hommes.

Pornographie

La pornographie est un genre artistique qui montre des scènes de sexe et des pratiques sexuelles. Quand il s’agit de films ou de vidéos sur internet, il faut bien comprendre que ce qui est montré n’est pas la réalité. Il s’agit d’acteurs.trices professionnel.le.s qui suivent une mise en scène, qui font plusieurs prises, qui communiquent, qui répondent aux directives d’un réalisateur etc. Il est important d’avoir un regard critique sur la pornographie : en aucun cas ce qu’on voit à l’écran est semblable d’un rapport sexuel réel. Tout est sur-joué, exagéré, mis en scène.

La pornographie est majoritairement pensée par les hommes, et pour les hommes. Elle a donc un regard orienté sur la sexualité, et vise avant tout à privilégier une vision du plaisir masculin. Quand on y met en scène le plaisir féminin, c’est pour flatter les hommes (« il la fait jouir, il est tellement viril »), et c’est très éloigné de la réalité. Si une femme ne crie pas comme dans les pornos au lit, ça ne veut pas dire qu’elle ne jouit pas.

Il existe de la pornographie alternative, qui met en avant le plaisir féminin et d’autres types de corps, de sexualités, d’identités sexuelles.

Prostitution

La prostitution, c’est le fait de vendre un service sexuel pour de l’argent. Elle est exercée par des femmes et des hommes, mais consommée essentiellement par des hommes.

Psychophobie

La psychophobie, c’est le fait de discriminer, d’insulter, de dénigrer et de stigmatiser les personnes qui ont des maladies mentales.

Pute

C’est une insulte sexiste qui signifie « prostituée », même si on l’emploie aussi pour parler des filles qui ont « beaucoup » de partenaires, au même titre que « fille-facile ». C’est une façon de critiquer et de condamner la sexualité des femmes. Une réputation de « pute » est très vite arrivée et elle donne lieu à un harcelement très important, que personne ne mérite.

Putophobie

La putophobie, c’est le fait de discriminer, d’insulter, de dénigrer et de stigmatiser les personnes qui se prostituent. Quand on dit « sale pute », « fils de pute » ou « salope » à quelqu’un, même hors contexte, c’est irrespectueux envers d’autres personnes qui n’ont rien demandé. Certaines personnes prostituées se sont réapproprié le terme de « putes » et souhaitent se nommer ainsi. Ces personnes font ce choix en réaction à l’insulte, pour se sentir plus fortes face à l’oppression qu’elles subissent. Les personnes qui ne sont pas concernées par la prostitution n’ont pas à l’utiliser.

Queer

Ce mot vient de l’anglais : il signifie « bizarre », « tordu ». Longtemps utilisé comme une insulte homophobe, il a été réutilisé dans les années 1990 par les personnes dont l’orientation-sexuelle ou l’identite-de-genre n’était pas dans la « norme ». C’est un mot qui a un fort sens politique et militant, de manière anti-sexiste et anti-raciste.

Racisme

Le racisme, c’est le fait de discriminer, d’insulter, de dénigrer et de stigmatiser les personnes en raison de leur couleur de peau. Le racisme classe les êtres humains selon d’imaginaires « races » et déclare que certaines sont supérieures aux autres.

Parfois, on fait preuve de racisme en supposant de l’origine ou de la religion sans que ça ne soit vrai, en se fondant sur la couleur de peau, le style vestimentaire, l’accent, les pratiques culturelles, etc. On peut tenir des propos racistes (« sale noir », « sale Arabe », « sale Juif », « sale beurette »), pratiquer des actes racistes (empêcher quelqu’un d’obtenir un poste parce qu’on le pense originaire d’un pays du Maghreb, ou se montrer physiquement violent.e envers un.e noir par exemple).

Le racisme est interdit par la loi. Selon les cas, la/le coupable de propos ou d’acte raciste peut aller en prison et payer une lourde amende. Pour en savoir plus sur les peines encourues, c’est ici. On désigne les personnes qui subissent le racisme par le terme de « personnes racisées ».

Racisme "anti-blancs"

On entend beaucoup parler de « racisme anti blanc ». Soyons clair.e.s : le racisme anti-blanc n’existe pas, parce que les blanc.h.e.s ne sont pas oppressé.e.s dans la société. Une personne blanche ne sera jamais empêchée d’avoir un poste parce qu’elle est blanche, elle ne se fera jamais arrêter dans la rue sous ce prétexte, on ne lui refusera jamais l’accès à un logement pour cela. Elle sera bien représentée dans les médias, dans les institutions politiques, dans les films, les livres et les séries. Quand on voit une personne blanche, on ne parle jamais de sa couleur de peau, alors qu’on le fait pour les personnes racisées.

On peut être détesté ou se faire insulter parce qu’on est blanc.h.e, mais ce n’est pas du raciste. C’est désagréable, mais une fois le moment passé, les ennuis s’arrêtent. Pour une personne racisée, c’est toujours et tout le temps. On peut mener le même raisonnement pour le prétendu « sexisme anti-hommes ».

Respectable

On entend parfois dire qu’une fille est « tout à fait respectable », et tout le monde semble à peu près deviner ce que ça veut dire : elle est sérieuse, fidèle, sage, calme. Cela signifierait qu’elle impose le respect, qu’il serait outrageant de ne pas la respecter. Sauf que toutes les filles sont respectables, tous les garçons aussi, même celles et ceux qui ne correspondent pas à ce modèle. Tout le monde mérite le respect, pas seulement celles et ceux qui se comportent d’une certaine façon.

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Rire

rire permet beaucoup de choses : de décompresser, de dénoncer des choses, de fédérer des personnes. Mais on peut aussi se servir du rire pour blesser, pour faire mal et pour harceler.

Le tout, c’est de se demander : est-ce que je ris avec quelqu’un, ou est-ce que je ris de quelqu’un ? La première réponse correspond au rire qui rassemble, qui fait plaisir et qui fait du bien ; la seconde renvoie à la moquerie, à la volonté de mettre la personne en face mal à l’aise et de la blesser.

Rumeurs

Les rumeurs, c’est quand tout le monde parle sur le dos de quelqu’un, en répétant des choses supposées sur sa vie, sa sexualité, ses pensées, ses envies.

Première chose à se demander : c’est quoi l’intérêt d’une rumeur ? C’est d’avoir un truc croustillant à raconter, de se faire valoir, parce qu’on est celle ou celui qui sait. Ça fait des sujets de discussion inépuisables, dont on se dit qu’ils ne font - a priori - aucun mal à personne quand on en parle avec ses ami.e.s. On peut réfléchir aussi au fait que le principe d’une rumeur, c’est qu’on répète des choses qu’on a entendues. On était pas là, on ne sait pas, mais tout le monde le dit et déforme les choses, petit à petit. Et ça prend des proportions énormes.

Pour les gens sur qui on parle, les conséquences des rumeurs sont souvent très violentes. Ce n’est pas très agréable quand tout le monde parle de choses intimes qui nous concernent. Surtout que tout le monde juge et condamne très rapidement. Les rumeurs peuvent concerner n’importe qui. Pour éviter que ça ne t’arrive, tu peux essayer dès maintenant de ne pas répéter celles que tu entends !

Règles

Pendant le cycle menstruel, l’utérus se tapisse d’une membrane (l’endomètre) riche en vaisseaux sanguins qui se prépare à recevoir un embryon si l’ovule est fécondé. Si l’ovule ne l’est pas, le corps évacue l’endomètre : ce sont les règles.

Les règles ne sont absolument pas sales, ni dégoûtantes : c’est parfaitement naturel, ça arrive à la moitié de la population très régulièrement. Chaque personne réagit différemment pendant ses règles : certaines vont être de mauvaise humeur, d’autres vont avoir mal ; certaines auront une libido très élevée, d’autres ne ressentiront rien de spécial. Le fait de dire à une personne qu’elle est de mauvaise humeur « parce qu’elle a ses règles » n’est pas du tout pertinent. En plus, cette remarque joue sur le tabou des règles : les personnes sont renvoyées à cet impératif biologique que la plupart des gens trouvent honteux et sale, pour qu’elles se taisent. C’est une stratégie pour réduire au silence toutes les personnes qui sont concernées par les règles, et plus généralement, toutes les femmes.

Voilà une petite histoire des règles de ces dernières années, par le Courrier international :

Réputation

Exemples de réputation : « fille-facile », « pute », « tapette ». C’est quand on colle une étiquette à quelqu’un et que tout le monde se met à croire qu’il.elle est vraiment comme ça. Les réputations sont souvent pires pour les filles : elles arrivent plus vite, et c’est beaucoup plus difficile de s’en débarrasser. Elles sont fondées sur des rumeurs, ce qui n’est pas la réalité.

Quand on a une réputation, on se sent triste, rejeté.e, dévalorisé.e ; on se fait insulter, les ami.e.s s’en vont... Ça n’a rien d’agréable. Les réputations sont fondées sur le fait que les gens émettent des jugements sur les comportements des autres. Mais en quoi ça nous gêne si une fille parle avec des garçons « trop » souvent ? Si une fille porte une jupe courte ? A qui ça fait du mal ? La réponse honnête, c’est qu’elle fait ce qu’elle veut. Elle en a le droit. En revanche, personne n’a le droit de la harceler.

Sexisme

Le sexisme, c’est le fait de discriminer quelqu’un sur la base de son genre. C’est par exemple quand on préfère la candidature d’un homme à celle d’une femme pour un emploi parce qu’on pense – sans forcément en avoir conscience - qu’il va avoir plus d’autorité. Le sexisme est fondé sur les stereotypes qu’on a des femmes et des hommes.

Le sexisme va à l’encontre des femmes, et de toutes les personnes qui ne sont pas des hommes cisgenres. Les qualités que l’on prête aux hommes, par défaut, sont toujours plus valorisantes, liées aux sphères de pouvoir. En revanche, les hommes peuvent aussi souffrir des stéréotypes sexistes, même s’ils ne subissent pas directement le sexisme : un homme qui a des qualités dites « féminines » (douceur, qualités avec les enfants, capacité à communiquer…) sera vite mis à l’écart et moqué. Mais si on se moque, c’est parce que les qualités que l’on attribue aux femmes sont dévalorisées !

Sexualité

La sexualité, c’est la façon dont on définit le plaisir et les rapports sexuels.

Sidération

L’état de sidération peut se produire en cas de traumatisme. Quand il se passe quelque chose de très grave et de très soudain (violence, agression, attentats…), la personne ne peut plus parler, ni crier, ni bouger (même si elle peut trembler). Il ne lui est pas possible d’exprimer ses émotions ni d’appeler à l’aide. Le cerveau réagit comme ça pour se protéger de l’afflux de souffrance trop important : il essaye de rester à distance de tout ça. La personne qui a subi un tel état éprouve souvent beaucoup de culpabilité de n’avoir rien dit, alors qu’elle n’y est pour rien, c’est une réaction naturelle quand il se passe des choses très graves.

L’état de sidération peut arriver lors de violences sexuelles ou conjugales. C’est ce qui peut expliquer que des victimes soient passives, qu’elles ne se défendent pas.

Slutshaming

Le slutshaming, c’est quand on culpabilise une femme pour son comportement sexuel, la façon dont elle s’habille et/ou la façon dont elle se comporte. C’est par exemple quand on dit d’une femme que c’est une « salope », une « pute », une « fille-facile » … sous prétexte qu’elle se maquille, qu’elle s’habille d’une certaine façon, qu’elle couche avec « beaucoup » de personnes, etc. Une femme n’a même pas besoin d’avoir un certain comportement sexuel pour subir le slutshaming : un soupçon, une attitude, une apparence suffisent. Ça renvoie les femmes à l’idée que le sexe, c’est mal, que c’est quelque chose qui n’est pas pour elles ; qu’une femme qui a des relations sexuelles n’est pas quelqu’un de bien. Alors que quand c’est un homme qui a de nombreuses partenaires, on dira que c’est un « boss », un « beau gosse », un « Don Juan », etc.

On peut se poser les questions suivantes : quand quelqu’un décide d’avoir des relations sexuelles, qui ça gêne ? Est-ce que la société doit vraiment contrôler ce que font les femmes ? A qui ça profite ?

Personne n’a le droit de contrôler les autres. Les femmes ont le droit de faire ce qu’elles veulent, avec qui elles veulent, et en aucun cas leur attitude ne justifie le harcelement ou la moquerie. Adopter ces comportements, c’est accepter que la société ait un droit de regard sur ce que font les femmes en privé. C’est infantilisant et ça va à l’encontre de leur liberté. En plus, les femmes doivent toujours faire face à des injonctions contradictoires, qui font que, quoi qu'elles fassent, elles seront toujours jugées. La meilleure chose à faire pour que ça change, c'est de laisser les autres, et surtout les femmes, faire ce qu'elles veulent !

Stéréotypes

Les stéréotypes, ce sont les idées toutes faites qu’on a sur des groupes de personnes. Ce sont des clichés, des généralités, des choses qu’on dit et répète sans réfléchir.

Quelques exemples de stéréotypes : « Les femmes conduisent mal », « Les Roms sont des voleurs », « Les noirs sont paresseux », « Les juifs sont radins », « Les hommes sont incapables de tenir un fer à repasser », « Les Italiens sont machos », « Les musulmans sont tous des terroristes », etc. Quand on prend le temps d’y penser, on sait que ce n’est pas vrai, parce que chaque individu est différent, et ce n’est pas parce qu’on naît avec un certain sexe, une certaine ethnie ou une certaine religion que ça nous influence notre vie entière. Mais à force de le dire et de le répéter, les gens finissent par le croire, et ça pousse à des discriminations et des violences.

Les stéréotypes enferment les gens dans des rôles dont ils se passeraient bien. Quand on nous répète tout le temps qu’on est comme-ci ou comme ça, ou qu’on est incapable de faire quelque chose on finit par le croire, et on se limite. Alors qu’objectivement, il n’y a aucune raison !

Transgenre

Une personne transgenre (on dit aussi « personne trans ») est quelqu’un qui ne se reconnaît pas dans l’identite-de-genre qui lui a été assignée à la naissance. C’est par exemple quelqu’un que la biologie désigne comme un homme, mais qui se sent femme, ou inversement. Beaucoup de gens croient que les transgenre sont des excentriques ou qu’ils.elles ont un problème mental. C’est faux : ils.elles ont un ressenti particulier, qu’il faut impérativement respecter. On a pas à dire comment les autres doivent se sentir, comment ils doivent réagir et vivre leur vie : on ne peut que parler pour soi.

Si quelqu’un que tu identifies comme une fille te dit « Non, je suis un garçon », écoute-le et respecte son choix. Ne te moque pas, c’est vraiment humiliant et ça n’apporte rien à personne. De la même façon, si tu es au courant qu’une de tes connaissances est trans et qu’elle ne l’a pas dit à tout le monde, garde le pour toi : c’est à elle de décider si elle veut le dire, quand elle veut le dire et à qui ! (voir aussi: outing-outer)

Transphobie

C’est le fait de harceler / violenter / ne pas accepter les personnes transgenres.

Tâches domestiques

On entend souvent dire que les tâches domestiques sont réservées aux femmes. Que c’était comme ça avant, il n’y a pas de raison que ça change. Que les hommes doivent travailler, et que les femmes doivent rester à la maison, parce que « c’est comme ça ».

Il y a aussi des gens qui contestent absolument le fait que le partage des tâches ménagères est toujours très inégalitaire : « les femmes ne sont plus toutes seules à entretenir la maison maintenant, d’ailleurs hier mon mec a nettoyé la salle de bain ». Dans les deux cas, ce n’est pas vrai ! Les femmes assurent toujours 80% des tâches ménagères. Des études récentes montrent que si l’écart de temps passé à faire les tâches ménagères entre les femmes et les hommes s’est réduit, ce n’est pas parce que les hommes y participent plus, mais parce que les femmes y participent moins. On emploie davantage d’aides ménagères, de baby sitters, etc.

Pourquoi ça devrait être comme ça ? La répartition genrée des tâches (les femmes à la maison, les hommes qui travaillent) n’a rien de naturel : ce sont des comportements qu’on a acquis et reproduits. Alors qu’est ce qui nous empêche de les changer ? Pourquoi ça serait toujours aux femmes de faire ces tâches si utiles et si peu récompensées ? C’est important de faire le ménage, la cuisine et de s’occuper des enfants. Certain.e.s aiment ça, d’autre pas. Ce n’est pas parce qu’on est femme, homme ou autre, qu’il y a des choses interdites et des choses permises !

Union libre

On dit qu’on est en union libre quand on est en couple avec quelqu’un sans être marié.e, pacsé.e, ou que la loi ne le reconnaisse d’une quelconque manière.

Vagin

Le vagin est un organe en forme de tube qui relie l’utérus à la vulve.

Viol

Le viol, c’est quand il y a une pénétration de nature sexuelle (vaginale, anale, buccale…), avec violence, contrainte, menace ou surprise. Par exemple, c’est quand on utilise une arme, même sans s'en servir, dans le but d’obtenir un rapport sexuel. Ou quand on menace de tout dire aux parents. Ou quand on surprend quelqu’un dans son sommeil. Tout ça, ce sont des viols.

Le viol est considéré comme une violence faites aux femmes. Les statistiques sont claires : 96 % des auteurs de viol sont des hommes et 91 % des victimes sont des femmes. 1 femme sur 10 sera violée au cours de sa vie.

Ces violences prennent leurs racines dans la façon dont la société est construite. On apprend aux hommes qu’ils doivent se battre pour ce dont ils ont envie, qu’ils peuvent dominer, utiliser la violence, que c’est la honte si une femme leur résiste. On apprend aux femmes à être soumises, douces et conciliantes. C’est ce qu’on appelle la culture-du-viol. Le viol n’a rien à voir avec le désir sexuel ou la sexualité : le viol, c’est utiliser l’autre pour dominer, réduire au silence, réduire en esclavage.

La victime n’est jamais coupable. Une tenue, un regard, une attitude… ne justifient jamais un viol. Une personne qui a accepté de coucher avec quelqu’un peut dire « non » à n’importe quel moment, même juste avant, même pendant. Ne pas tenir compte du consentement de la personne, c’est commettre un viol.

On parle de viol conjugal lorsque cela se produit dans un couple. C'est interdit par la loi. Être en couple ne veut pas dire qu'on "doit" du sexe à son copain / sa copine !

Violences sexistes

Les violences sexistes, ce sont toutes les violences qu’on subit parce qu’on est identifié.e comme femme. Ce sont des violences qui existent parce que les sociétés, en général, sont majoritairement sexistes : on considère les femmes, de manière assumée ou non, comme inférieures. Toutes les femmes y sont confrontées, quel que soit leur âge ou leur classe sociale. Les violences sexistes ont lieu aussi bien en public qu’en privé, et peuvent être psychologiques, physiques et sexuelles . C’est par exemple la violence conjugale, les violences sexuelles hors cadre conjugal, l’esclavage, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, les crimes « d’honneur », la cyberviolence.

Voile(s)

La question du voile divise beaucoup la société. Pour commencer, on peut préciser un point : on ne devrait pas dire « le voile » mais plutôt « les voiles », car il y a une multitude de voiles différents et de raisons de se voiler, en fonction des habitudes culturelles et des religions, en particulier au sein de la religion musulmane.

Le voile, comme les vêtements, est un choix personnel. On peut le porter ou ne pas le porter, selon la façon dont on veut vivre sa religion et son identité. Il n’appartient à personne de juger le choix des autres.

Vêtements

Pourquoi on s’habille ? On s’habille pour soi avant tout. Ou alors pour la météo, pour se sentir beau ou belle, parce qu’on aime la mode, parce qu’on a envie d’impressionner quelqu’un, pour se sentir en sécurité, pour travailler, pour sortir… Le choix des vêtements est un choix strictement personnel.

On s’habille aussi pour affirmer sa personnalité, ses goûts musicaux, son mode de vie, pour appartenir à un groupe. Et ça conduit vite à des préjugés ! Par exemple, on dira que les gens habillés baba cool sont tous.tes sympa et en faveur de la paix dans le monde ; que les personnes qui ont un style gothique sont tous tristes et suicidaires ; ou que les jeunes en jogging sont tous.tes des racailles. Ce n’est pas vrai du tout ! De la même façon, une fille avec un mini-jupe n’est pas une « fille facile ». C’est une fille qui aime s’habiller comme ça. C’est tout. Les vêtements ne justifient jamais les préjugés, ni les agressions.

Web

Le web, c’est un espace d’expression et de socialisation qui marche très bien. Tout ou presque passe par là. On peut y faire plein de choses positives, comme parler avec ses potes, poser ses questions, trouver du soutien… C’est beaucoup plus facile que dans la vie « réelle », puisqu’un écran nous sépare. Mais cet « anonymat » qu’on peut avoir sur internet permet aussi d’opprimer : on peut se lâcher, dire des choses qu’on n’oserait jamais dire en face à quelqu’un, être clairement méchant.e sans trop de difficulté. Il est donc important de se protéger contre ça. Si ça t’arrive, n’hésite pas à en parler, même si tu as honte ou peur. Ce n’est pas toi qui es en cause, personne n’a le droit de te faire subir ça. Et il est assez facile de retrouver celui ou celle qui a fait le coup : sur internet, tout laisse des traces !

Le web reflète aussi les inégalités et les discriminations, notamment le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, la grossophobie, etc. Les femmes y sont aussi traitées de manière inférieure, hyper sexualisées et rabaissées : c’est le cybersexisme.

Xénophobie

La xénophobie, c’est quand on se montre hostile, méchant et violent envers ceux qu’on considère comme des étrangers. Contrairement au racisme, on ne considère pas qu’il y a des « races » inférieures.